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Billet d’humeur matinal

Comme tous les six ans, le mois de décembre voit passer son cortège de candidats à la gouvernance de nos villes et communes françaises, moment privilégié de la démocratie française où l’on voit les projets fleurir, offrant des perspectives d’avenir réjouissantes à nos concitoyens.

Ca, c’est la théorie, et c’est ce que tout passionné de politique, dont je suis, aimerait voir. Dans la pratique, c’est quelque peu différent, et Le Mans en est le parfait exemple. Entre celles qui ont choisi comme seul leitmotiv que leur ego (qui ferait d’ailleurs un parfait slogan de campagne, imaginez « Ego Zéro » pour bien justifier que notre priorité c’est celle-ci, penser à nous avant de penser à vous) et ceux qui ne voient dans ces élections que le seul moyen de survivre en espérant des jours meilleurs sur le plan national, ce formidable moment de démocratie pourrait bien se transformer en un champ de bataille malsain où le perdant serait connu d’avance, Le Mans et les manceaux.

La nouveauté de cette édition 2020, c’est les réseaux sociaux. Non contents de promouvoir leur projet (s’ils en ont un), de nombreux candidats ont préféré créer des trolls, sortes de faux compte suivis par personne, inintéressants au possible, les plus « malins » allant même jusqu’à soutenir d’autres candidats dans un premier temps afin de cacher leur objectif premier : cracher leur venin contre ceux qui construisent. Evidemment, cette première phrase se conjugue également au féminin ! Comment les reconnaitre ? Facile. Exemple hier, un nouveau troll est arrivé sur twitter, et le premier « follower » n’était autre que l’un des 4 premiers colistiers d’une liste aux municipales, CQFD. Dis-moi qui te suit, je te dirai qui tu es !

Et le programme dans tout cela ? Et bien, les analyses politiques et les datas ont créé une nouvelle forme de programme : le programme Canada Dry. Ca ressemble à un projet, oui, mais ça n’en est pas un. Et il a l’avantage d’être duplicable à l’infini, ne prenant pas compte des priorités et spécificités locales. Remplacez « Le Mans » par Orléans, Bourges, Quimper, Colmar et vous pouvez le réutiliser . C’est une sorte de programme générique, « la politique locale pour les nuls » en quelque sorte. Quelques idées que nous verrons fleurir rapidement par rapport aux priorités des français pour ces élections :

  • la sécurité. Là c’est facile, on augmente le nombre de policiers et de caméras. On ne repense pas du tout à leurs attributions de compétences, bien trop compliqué. On analyse pas le problème, trop long. Le Mans souffre d’un problème de sentiment d’insécurité plus que de sécurité à proprement parler quand on regarde les chiffres, mais continuons à agiter la peur, ça a toujours marché.
  • le transport. Encore plus facile, on le met gratuit. Ca couté 13 Millions par an, pas grave, les manceaux et les entreprises mancelles paieront. On ne regarde pas la situation actuelle, on ne sait pas que 73% des usagers sont satisfaits du service, on met « GRATUIT » et ça suffira, black friday sur les transports, une solution comme une autre, couteuse comme aucune autre, et sans viabilité à moyen terme…
  • l’environnement. Plus compliqué dans le cadre d’un programme Canada Dry, car ça oblige à ouvrir les yeux sur l’endroit où l’on habite. Eventuellement, promouvoir un énième « Grenelle » (vous savez le truc fait en 2005 et qui n’a débouché sur presque rien), ou des arbres, c’est beau les arbres, ça plait !

Bref, le programme Canada Dry, c’est un programme sans cohérence, et sans projet.

Le projet, c’est ce dont Le Mans a besoin. En tant que manceau, je n’ai pas envie qu’on me parle de ce qui ne va pas, je le sais déjà. Les solutions toutes faites sans analyse, non merci. Ce qu’il faut à cette ville, c’est un projet de long terme, à 20 ou 30 ans, tenant compte des spécificités de la ville, tant géographiques que culturelles et historiques. Les manceaux veulent qu’on leur offre un autre avenir, qu’on les fasse rêver et qu’on réalise ces rêves ! Le Mans a eu un grand Maire, un maire bâtisseur, Jean-Claude Boulard. Il nous a laissé des outils formidables, qu’on lui doit dans son entièreté : le tramway, la fibre, une offre culturelle intéressante, le MMArena … Nous pouvons en être fier, et nombreux seront celles et ceux qui se réclameront de lui, soit par le lien partisan, soit par un lien amical, mais qui finalement saura prendre la suite ? Nous avons eu un maire qui a assuré l’interim, intérim caractérisé par une grande « générosité », générosité qui n’aura d’autre conséquence que d’augmenter à terme la pression fiscale des mancelles et des manceaux, comme cela fut le cas, sur le plan national, par le gouvernement de Hollande, dont, drôle de coincidence, il était porte parole. L’heure est maintenant au changement.

Le Mans est une ville extraordinaire, que j’aime profondément. Cette ville vit au rythme des 24H, c’est une force qu’on doit concrétiser. Je l’ai dit dans un billet précédent, notre ville doit devenir la capitale économique incontestable du sport automobile. Nous avons les ingrédients : une labellisation French Tech sur les mobilités, des starts Ups extraordinaires que je ne cesse de promouvoir, un technoparc, certes vieillissant mais qui ne demande qu’à grandir. Nous avons le lieu, les acteurs, et le réalisateur. Le Mans a été une ville de l’automobile, grâce à Amédée Bollée, redevenons le ! Attirons les talents, ouvrons notre ville à l’expérimentation, et ceux qui aujourd’hui pensent dans notre ville, demain y construiront, créant par la même des embauches. Regardons également notre situation géographique, à 1h de Paris, proche de Rennes, Tours, Angers, Nantes. La logistique prend une place de plus en plus importante et est au coeur de notre économie, reposant sur le « just in time » où les stocks sont en constants déplacements. Nous pouvons prendre une place encore plus importante dans ce cadre car nous sommes une étoile autoroutière et ferroviaire, et nous pouvons créer des centaines d’embauche peu qualifiées et bien rémunérées. La clé de la ville de demain, qui aura un impact positif sur l’ensemble de notre territoire sarthois, c’est l’attractivité économique. Cette attractivité ramènera du monde, ce qui manque à notre centre ville et génère ce sentiment d’insécurité par exemple. La deuxième clé, c’est l’émergence de la smart city, la ville intelligente et connectée, au service des citoyens. Et cette smart city se conjugue avec les obligations environnementales qui sont les nôtres, point sur lequel nous devons être ambitieux et promouvoir des actions qui feront de notre ville une ville neutre, qui émet autant de CO2 qu’elle en absorbe, et ceux dès 2040, tel doit être notre objectif, l’heure n’est plus au diagnostic et à un quelconque Grenelle, l’heure est maintenant à l’action !

Je déteste être ou paraître pour un donneur de leçon, et certains sont peut être en train de se dire, à raison, « il avait qu’à se présenter ». C’est pourquoi j’ai longtemps réfléchi… Je suis heureux d’être député, il ne se passe pas un jour sans que je ne pense à mon territoire, ce territoire qui me passionne, regroupant la ville et la campagne, ce trait d’union qui représente si bien la France. C’est un honneur d’y être député, et d’oeuvrer chaque jour à améliorer la situation de mon pays et de ses habitants. Alors oui, ce que nous votons n’est pas facilement visible, c’est long, nos combats sont souvent récupérés, pas mis en valeur, mais qu’importe, je suis convaincu que d’ici quelques années les manceaux, les sarthois, les français se rendront compte que nous avons oeuvré pour leur bien, et beaucoup, pragmatiques et neutres, le voient déjà, et je leur remercie de leur soutien.

Après cette longue tirade, je vous souhaite à toutes et tous une excellente journée. A bientôt.