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Grenelle contre les violences conjugales – Circonscription

Le 03 septembre 2019, Marlène Schiappa lançait le Grenelle contre les violences conjugales. Cette date a été choisie en écho au 3919, le numéro d’écoute anonyme et gratuit destiné aux victimes de violences, à leur entourage, aux témoins ainsi qu’aux professionnels concernés. Ce grand dispositif s’est conclu le 25 novembre dernier, journée internationale contre la violence à l’égard des femmes.

Durant cette période, une centaine de Grenelle locaux ont été organisés un peu partout sur le territoire national. Ainsi, aux côtés de ma collègue Stella Dupont, députée du Maine-et-Loire, je suis fier d’avoir représenté notre région (voir le communiqué de presse ici)

 


 

Le 18 octobre 2019, Stella Dupont et moi-même avons organisé des ateliers ainsi qu’une réunion publique autour du thème : « Violences conjugales et vie professionnelle : comment détecter et accompagner les victimes ? ».

Notre premier atelier était dédié à la « Détection et l’accompagnement dans la recherche d’emploi ». Nous avions réunis les intervenants suivants : 

  • le planning familial
  • la mission locale
  • pôle emploi
  • le CIDFF de la Sarthe et du Maine-et-Loire. 

À l’issue de cette matinée de travail, nous avons constaté que le retour à l’emploi et les violences conjugales était rarement traités simultanément. L’emploi est pourtant un vecteur fort d’émancipation et porteur de résultat quant à la reprise d’indépendance des victimes.

Ainsi, le CIDFF 72 a rappelé qu’il accompagne de manière permanente les victimes au sein du Bureau d’aide à l’Insertion Professionnel (BAIP). En plus de délivrer une information exhaustive aux victimes et aux familles qui y sont accompagnées, les conseillers du CIDFF orientent les personnes non inscrites à Pôle Emploi vers des parcours d’insertion professionnelle. 

Il a également été souligné le besoin nécessaire pour les personnes victimes de violences conjugales d’avoir une autonomie financière afin de pouvoir sortir du joug de leur quotidien violent.

Notre seconde table ronde avait pour thème : « Détection et accompagnement dans l’entreprise ». Un médecin coordinateur et une infirmière du service Santé au travail de la Sarthe nous ont rejoint pour poursuivre notre travail de réflexion.

L’entreprise est souvent vécue comme un lieu dit « sûr » pour les victimes de violences. Néanmoins, pour l’ensemble des acteurs, il est difficile pour une victime de violences conjugales de s’exprimer au sein de l’entreprise pour la simple raison que cela relève de la vie privée et que par honte souvent, la discussion est évitée. De ce fait, les victimes peuvent se retrouver à devoir démissionner sous la pression de leur conjoint ou alors à devoir limiter leur carrière professionnelle (refus de formations, refus de déplacements, …). 

Ainsi, afin de permettre à ce que les salariés et responsables d’entreprises puissent identifier les différents signes d’une situation de violences conjugales il y a un véritable besoin de sensibilisation des individus au sein des entreprises pour : 

  • Mieux appréhender les signes de violences conjugales 
  • Connaitre les différents mécanismes d’accompagnement des victimes
  • Accompagner si besoin les victimes dans leurs démarches.

Puisque, l’entreprise n’est pas toujours le lieu d’expression des violences, elle peut néanmoins être un lieu d’information. Ainsi, il a été relevé que la diffusion de dépliants évoquant les acteurs de l’accompagnement des victimes de violences conjugales permettrait de mieux sensibiliser les victimes sur les démarches d’accompagnement mais aussi les salariés sur la manière dont ils peuvent aborder le problème avec leurs collègues.


 

Notre journée s’est terminée par un atelier citoyen, en présence de Marlène Schiappa. Nous avons proposé aux participants deux axes de travail : Autonomisation des victimes de violences par l’emploi et Détection et accompagnement des victimes de violences conjugales au sein de l’entreprise. Après un riche débat, plusieurs préconisations sont ressorties :

  • Créer un Congé pour  les victimes dans le code du travail qui permettrait aux victimes de violences de prendre un temps nécessaire dans leurs démarches (judiciaire, accompagnement social) et leur reconstruction sociale et psychologique
  • Création d’une procédure d’alerte et d’accompagnement au sein de l’entreprise pour les personnes victimes de violences conjugales : faire entrer cette question au sein du Plan Santé Travail.
  • Sensibiliser le plus grand nombre de salariés et responsables d’entreprises au sujet des violences conjugales.
  • Faire du 3919 un numéro d’urgence.
  • Création d’une Charte Locale entre entreprises/département en faveur de la diffusion des informations concernant les violences conjugales au sein des entreprises mais aussi des bonnes pratiques quant à la gestion d’un cas de violences conjugales au sein d’une entreprise.
  • Favoriser l’accès à un hébergement d’urgence pour les victimes de violences conjugales.
  • Favoriser la création d’emplois aidés spécifiques aux victimes afin d’assurer une meilleure réinsertion professionnelle.
  • Accélérer la procédure judiciaire entre le dépôt de plainte et le jugement. Afin que la victime puisse bénéficier de la totalité de ses allocations et donc rester autonome, permettre à ce que la CAF ou Pôle Emploi puissent être avertis de la situation et ainsi ouvrir un compte annexe pour la victime.
  • Création d’un statut « victime de violences conjugales » afin que la victime puisse avoir recours à des droits spécifiques.
  • Formation des personnels de l’accompagnement social et de l’emploi.